En direct de Puerto-Rico (2) : Charles Kamdem Poeghela, blogger invité

Publié le par CFI

photo-Kamdem-Poeghela.jpgCette année, le Blog du Cfibd ouvre ses pages à des bloggers invités. Aujourd'hui : Charles Kamden Poeghela (Cameroun)

 

Puerto Rico ou Porto Rico. L’une et l’autre appellation renvoient à la même réalité, un archipel révélé au grand monde par Christophe Colomb. Ce territoire libre, mais associé aux Etats-Unis qui gagnèrent la bataille contre le colonisateur espagnol de l’île, fût admis comme partie Etat américain depuis  le 10 décembre 1898 par le traité de Paris.  On parle plus espagnol, et de loin,  qu’anglais.  Bien qu’il y ait toujours quelques velléités indépendantistes, Puerto Rico, c’est le nom officiel de l’Île, reste un territoire américain. Cet archipel compte 78 communes, 8 districts sénatoriaux et 40 districts représentatifs. L’espagnol reste la langue la plus parlée car 98% de la population l’utilise. 85% de la population est catholique contre 15% d’évangéliques. La superficie de Puerto Rico s’évalue à près de 9000 km carrés et sa population frôle les Quatre millions d’habitants. San Juan, la capitale de cet archipel fut fondée en 1521 et compte près de 500.000 habitants.

C’est sur ce territoire que l’IFLA a jeté son dévolu pour abriter sa 77e conférence générale et assemblée qui se tient depuis le 13 août 2011 et s’achèvera le  18 de ce mois. Il faut noter que c’est la seconde fois que le congrès de l’IFLA se tient dans l’espace géographique des Caraïbes, en 1989, Cuba abritait le congrès.

Cette année, il nous semble que le congrès ait moins de participants que le précédent qui se tint à Göteborg en 2010. Je dis qu’il nous semble simplement parce qu’aucune statistique officielle et définitive n’est encore délivrée. Cependant il faut reconnaître que l’éloignement et la cherté des conditions de participation (transport aérien, hôtel et autres moyens de subsistance) a refreiné plusieurs bibliothécaires et exposants.

La  ville de San Juan est très belle, le vieux San Juan encore plus beau. C’est juste un avis. Le centre des conventions où se tient le congrès révèle une architecture futuriste et appréciée de la quasi-totalité des participants. Le cadre est, à n’en point douter, propice aux travaux ; même s’il faut reconnaitre qu’une climatisation, des salles de réunion, moins sévère seraient largement plus confortable pour tous.

Le cfibd, grâce à ses 14 boursiers français et francophones, tient la barre haut et représente valablement la Francophonie  au sein de l’IFLA. Les boursiers francophones doivent être plus représentatifs au sein de leur(s) comité (s) permanent(s) et des autres instances de direction de l’IFLA. Plusieurs Français et Francophones ont été élus au sein du comité permanent de leur section ici à Puerto Rico. Viviana Quinones de la Bibliothèque Nationale de France (BnF) vient ainsi d’être portée à la tête de la section enfants et jeunes adultes. Plusieurs autres collègues  français et francophones, dont votre humble serviteur, sont élus dans plusieurs comités permanents. Fréderic Blin (France) et Geneviève Clavel (Suisse) entrent effectivement au sein du conseil d’administration de l’IFLA  ici à Puerto Rico.

En attendant la clôture officielle du congrès, le 18 août, les participants continuent à joindre l’utile à l’agréable en alternant ateliers, sessions plénières, comités permanents aux différentes activités culturelles que leur offre le comité local d’organisation. D’ailleurs au moment où j’achève d’écrire ces lignes, l’impressionnante soirée culturelle donnée au centre des conventions s’évanouit après avoir dévoilé, parmi les bibliothécaires présents au congrès, des talents de danseurs de musiques latines. La grande famille du cfibd (boursiers et administrateurs) rivalise d’adresse sur les pistes enflammées du hall des expositions qui abrite la soirée. L’expression «  joindre l’utile à l’agréable » revêt ici tout son sens.

Prochain bloggeur invité : Emmanuelle Bermès

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Reyna 19/08/2011 03:51


Merci bcp Charles pour ce bel article. Et bon retour à nous tous.