Portraits de boursiers 2009 (III) : Charles Kamdem Poeghela (Cameroun)

Publié le par CFI

Le Blog du CFI poursuit la publication des portraits des bénéficiaires francophones et français de son programme annuel de bourses. Aujourd'hui : Charles Kamdem Poeghela.

Charles est bibliothécaire et opérateur culturel au Cameroun. En 1998,  une capacité en droit et économie en poche, il choisit de suivre une formation en Informatique. En 2000, il obtient un stage d’immersion au Centre Culturel Français de Yaoundé. Quelques années plus tard, il est retenu par une association de droit français pour « mettre sur pied et animer une bibliothèque dans un quartier populaire de Yaoundé ». De fait, «La Maison des savoirs » est rapidement implantée et cette bibliothèque réussit à intéresser  écoliers, élèves, étudiants, universitaires et plus tard même de jeunes badauds.


En 2006, Charles bénéficie d’une bourse de l’Ambassade de France au Cameroun : il suit alors une licence professionnelle en information documentaire à l'Ecole supérieure des sciences et techniques de l'information et de la communication (ESSTIC) de Yaoundé. Un an plus tard, Charles est à l’initiative de l’association « Jeunesse, Culture et Développement ». Son objectif est «d’œuvrer à l’épanouissement et l’insertion des populations, en particulier les jeunes, par le biais du livre, de la lecture et de la culture ». Dans la foulée, il crée le Centre de Lecture et d’Animation Culturelle (CLAC) dans le quartier populaire Mimboman-Liberté à Yaoundé. « En plus des activités liées aux livres, nous mettons sur pied, dit Charles, des séminaires sur les Droits de l’Homme et la démocratie, des concours de musiques urbaines et africaines, des expositions de peinture… ».

On ne réussit jamais seul. « Le CLAC est partenaire du Centre Culturel Français de Yaoundé, de l’Ambassade des Etats-Unis au Cameroun, de Bibliothèques Sans Frontières à Paris », ajoute Charles. « J’ai moi-même bénéficié d’une bourse du Gouvernement Français pour une participation au Salon du livre de Paris en mars de cette année. »

 

Qu’attend-il du Congrès de Milan ? « J’espère que la participation à ce congrès me permettra de mieux connaître l’IFLA. Je souhaite aussi rencontrer d’autres professionnels et associations ou institutions, de préférence francophones, avec lesquels construire un partenariat ou poursuivre une collaboration afin de participer à d’autres rencontres professionnelles, bénéficier de formations. Et peut-être de financements pour développer le CLAC ! »

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